16/11/2008

LA BALLADE DU JARDINIER OSTROGOTH

Souvenez vous, il fut un temps ou règnaient les Ostrogoths, des êtres bougons, certainement rustres, mais toujours marrants.

Je reprend ici la description du côté jardinier de l'Ostrogoth, une vraie ballade florale.

L’Ostrogoth, ou Ostrogothus erectus est un jardinier hors pair, il connaît la flore mieux que personne et en utilise les vertus au mieux de sa vie quotidienne.

 

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Ostrogothus aime les milieux humides, on le trouve généralement partout ou l’alcool coule à flot.

C’est un Hêtre plein de Charme qui n’hésite pas une minute à prendre racine à proximité des fut de Chêne, car on y trouve l’Epinard dont il raffole.

Un Peuplier par sa dure journée de Bouleau, même s’il n’a plus de blé, Ostrogothus trouvera toujours un peu d’Oseille pour humidifier sa Pomme d’Adam.

Si par hasard vous rencontrez un Ostrogothus au Coing d’un bar, évitez de lui balancer vos Salades en pleine Poire, car si votre fraise ne lui revient pas, il s’empressera de vous filer une Châtaigne.

Par contre, si vous vous mettez à lui lancer des Fleurs, vous vous apercevrez très vite qu’Ostrogothus est un Hêtre très Cultivé.

Point Narcisse pour un Radis, notre Ostrogothus vous emmènera alors, sans vergogne, dans une discussion au ras des pâquerettes, n’hésitant pas à Noyer le poisson dans un Soucis de vulgarisation.

Il vous racontera peut être son escapade Arum ou une Fille de l’air était parvenue à lui conter fleurette, lui ayant concocté son plat préféré, l’Erable de lièvre.

Il vous expliquera peut être comment, au cours d’une nuit mouvementée, elle avait su faire de son gland une verge d’or, mais que, par manque de piment, Cyprès du but, il n’avait pu conclure.

Bref, au final, tous ce dont il se souvient, c’est d’avoir roulé une pelle, pris un râteau en pleine poire, et être tombé comme une masse au creux du Lys.

Ce n’est que le lendemain, la Pensée Renouée, le Thym Citron, se souvenant vaguement que cette fille était Rhus, se prénommait Violette, ou peut être Véronique, qu’il put tranquillement oublier son Mouron de la nuit passée.

Séneçon finalement là que des histoires de jardinage que raconterait notre Ostrogothus erectus à tout trolle qui partagerait sa table sans que la Moutarde ne lui monte au nez, et en dehors de toute Zizanie.

11:49 Écrit par plantomaniac dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

28/03/2008

AGRUMES: TRANSPLANTATION PLEINE TERRE



Je vous écris car j'aurais besoin de conseils avisés :
Actuellement en location à Toulon (83) j'ai planté un citronnier en pleine terre que je voudrais déplacer car nous faisons construire à la Roquebrussanne (83).
Le citronnier est en pleine terre depuis 6 ans, il est en très bonne santé.
J’ai lu qu'il fallait le déplacer en mars. Cela pose pb car je ne pourrais le faire qu'en novembre, décembre ou janvier (nous serons alors propriétaires)
Dois je mettre en pot dès maintenant pour le planter ensuite en novembre ou pour le planter en mars de l'année suivante
Ou bien puis je le transplanter le meme jour en novembre?
Merci d'avance car j'y tiens beaucoup!!



Photo 009 (Medium)

 

Comme tu m'as l'air de t'être documentée, la période pour la transplantation des Agrumes de pleine terre, de même que le rempotage est à la reprise de végétation, c'est à dire au Printemps (de préférence de Mars à Mai).

Donc ton problème est délicat.

 

Je te donne d'abord la manière idéale de transplantation.

 

Rabattre d'environ un tiers les branches de la plante pour limiter l'évaporation suite à la perte d'une partie des racines.

Découper une motte importante, suivant la taille de ta plante, de manière à perdre le moins de racines possibles. Eviter à tout prix que la motte ne casse pendant la manipulation, si terre friable, utiliser un filet spécial pour mottes.

Replanter immédiatement, et arroser abondamment.

Si la nouvelle place est très ensoleillée, prévoir un voile de protection.

En outre, si la plante présente une belle surface au vent, prévoir d'attacher le tronc à mi hauteurs en trois points différents du sol, à l'aide de cordes tendues. Ne pas oublier de protéger le tronc du frottement des cordes.

Cette manoeuvre a pour but d'empêcher la motte de bouger, ce qui provoquerait des cassures au niveau des nouvelles petites racines, et donc une plante qui risque de végéter.

 

Maintenant quelques considérations suivant tes données

 

Comme tu le dis, deux possibilités s'offrent à toi.

La transplantation en Janvier.

C'est certainement une manoeuvre à risque, si ta plante est en repos végétal, le risque d'une mauvaise reprise est grand, voire d'un dessèchement de ton Citronnier.

 

Si non, tu as la solution de le mettre en pot ce Printemps-ci, en prenant soin de prendre un pot de taille supérieure à la motte, et de remplir avec la terre se trouvant à l'endroit ou est planté ton Citronnier.

Procéder de la manière indiquée ci-dessus.

Placer ton pot dans un endroit à l’abri du soleil de fin de matinée à milieu d'après midi.

Arroser abondamment en évitant l'eau stagnante dans le fond, éviter les soucoupes.

Et au printemps suivant procède comme tu l’as fait lors de ta première plantation.

 

18:23 Écrit par plantomaniac dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

17/06/2007

CONCEPTION D'UNE PLANTATION

Conception d’une Plantation

 

Concevoir une plantation complète et donc de base d’un jardin n’est pas une chose facile pour un non initié.

Trop d’élément entrant en jeu (Exposition, nature du sol, hauteur des plantes, couleurs, période de floraison, résistance au froid, etc), il est très important de bien se renseigner sur CHAQUE plante candidate à la composition du massif.

Aussi, avant de commencer , voici quelques éléments indispensables à une bonne réussite.

 

-         Il est impératif de prendre le temps de bien visionner l’implantation du jardin dans le Paysage. Savoir analyser l’environnement direct et se poser les « Bonnes questions ».

Ce jardin est il isolé dans le paysage ? la plantation qui sera conçue aura-t-elle un impact (c'est-à-dire visible) dans le Paysage ? Si oui, de quel genre d’essences est composé le paysage ?

Tout cela dans le simple but que le jardin nouvellement conçu ne ressorte pas du paysage comme un coup de poing dans l’œil. C’est cela qui signifiera l’intégration réussie ou non du Jardin dans le contexte paysagé.

On voit en effet trop souvent, et surtout du côté de la Flandre, des jardins se voyant de loin et presque plantés exclusivement de Conifères, là c’est clairement un mauvais exemple.

-         La Nature du sol est à déterminer avant même de commencer le choix des plantes.

Il sera bien évidemment possible de planter des plantes demandant d’autres exigences que le sol présent, mais il faudra alors prendre certaines précautions lors de la plantation.

Un exemple, les plantes de Terre de bruyère peuvent pratiquement être utilisées dans toutes les terres, moyennant un apport suffisant de Terre adéquate lors de la plantation.

Mais ce sont là des exceptions, impossible de faire cela pour toute la plantation, d’où la nécessité de choisir les plantes en fonction du sol.

-         Les conditions climatiques de l’endroit où se trouve le jardin sont nécessaires à connaître pour le choix des plantes. Les minima et maxima pouvant être atteint au cours d’une année détermineront la rusticité des plantes à choisir.

-         La hauteur « adulte » des plantes doit être bien connue. Au cours de mes années d’entreprise, il m’est souvent arrivé de devoir refaire ou remanier une Plantation réalisée par un soit disant autre jardinier. Des plantes de taille adulte plus petites avaient été plantées derrière des plantes de grande taille. Il faut veiller à avoir un dégradé des tailles vers le bas à l’approche du bord du massif ou le spectateur se trouvera pour observer son jardin.

-         Important aussi de donner un certain dynamisme à la plantation. Le jardin que l’on doit créer doit « Vivre » et cela doit se voir !

Pour cela, deux choses comptent, les fleurs et la coloration du feuillage. Il faut absolument veiller à ce que des fleurs soient présentes le plus longtemps possible sur l’année, et s’arranger aussi pour que les « taches de couleur » changent de place en fonction de l’année.

Eviter à tout prix la création d’un jardin botanique, pour cela, ne pas hésiter à planter plusieurs plantes d’une même espèce pour que l’impact des couleurs soit plus fort. Et cela surtout pour les plantes se trouvant loin de la terrasse.

Un jardin dont le dynamisme est réussi doit pouvoir révéler sur la simple vue d’une photo la période de l’année à laquelle on se trouve. De même que deux photos prises au même endroit à deux périodes différentes doivent donner l’impression de deux photos différentes.

-         Tenir compte aussi des inconvénients de chaque plante. Certaines plantes sont toxiques, en connaître les parties toxiques et éviter d’en planter là où elles pourraient représenter un danger pour les Enfants ou les Animaux domestiques. D’autres, comme le Pyracantha peuvent être aussi un réel danger pour les Enfants de par ses épines, donc éviter de les mettre trop près des pelouses ou terrasses. Par contre, puisque l’on parle de Pyracantha, celui-ci sera une barrière naturelle « défensive » quasiment infranchissable en pourtour de jardin. Evitez aussi la plantation de plantes « mellifères » aux abords des piscines ou terrasses.

-         N’oubliez pas non plus qu’une année, c’est quatre saisons, et que peu de gens aiment à voir le jardin complètement nu durant l’Hiver, il est donc important que toutes les plantes ne soient pas « caduques », mais là encore, attention à la rusticité, car les plantes à feuillage persistant sont souvent plus fragiles.

-         Enfin, pensez à « Madame », elle vouera un « Culte » tout particulier à son jardinier, si celui-ci aura pris soin de penser aux herbes culinaires proches de la maison, aux plantes aux senteurs flatteuses pour l’odorat, à quelques petits fruits à pouvoir cueillir, et également à la possibilité de prélever certaines fleurs pour décorer la table du living.

 

Note concernant l’exposition du jardin

Sur tous les plans que l’on réalise concernant les jardin il existe une indication primordiale qui ne doit jamais faire défaut, c’est l’indication du Sud. Indispensable lorsqu’il s’agit du choix des plantes et de l’emplacement que l’on leur réservera.
S’il s’agit de votre propre jardin, là, moins de soucis, car vous aurez appris à reconnaître les zones les plus ensoleillées et les zones ou le Soleil ne fera que de timides apparitions.
Mais dans le cas qui nous concerne, vous ne traitez le jardin qu’à partir de ses plans, donc ici, il est primordial de pouvoir déterminer ces zones.
Une idée couramment répandue chez les non initiés, est qu’une plante à exposition Sud doit être plantée au Sud. Et là se trouve l’erreur, car on dit bien « Exposée au Sud », donc face au Sud, c'est-à-dire au Nord de votre jardin.
Les zones exposées au Nord seront quasiment toute la journée à l’ombre, les zones exposées à l’Est et à l’Ouest seront des zones de mi ombre.
Face à l’Est les plantes bénéficieront du Soleil de la matinée et face à l’Ouest, le Soleil de l’après midi et parfois de la soirée.
En clair, cela veut dire que l’exposition Ouest risque d’être beaucoup plus chaude que l’exposition Est.
Il est donc primordial de connaître l’exposition recommandée pour vos plantes.
Afin de faciliter la compréhension de tout cela, voici le jardin dont nous allons nous occuper avec le détail de son exposition.

 

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Lors d’une jeune plantation, il est souvent salutaire pour les plantes exposées au Sud et à l’Ouest, de procéder à l’épandage de paillis ou d’écorces pour protéger la surface d’un dessèchement trop important et qui pourrait être fatal à une plantation trop tardive.

 

Methodologie

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il m’incombait encore de vous donner certains éléments et la méthode à utiliser pour projeter la plantation complète d’un jardin.

Dans le cas d’un très grand jardin, la Plantation fait l’objet d’un plan bien spécifique qu’est « le Plan de Plantation ». C’est un plan ou l’emplacement de chaque plante ainsi que son nom seront représentés. Vu l’ampleur du travail, ce plan ne sera que rarement réalisé dans le cas de jardins de particuliers. Seuls, les clients ayant fait appel à de grands bureaux d’Architecture auront ce plan, ainsi d’ailleurs que les honoraires qui vont avec.

Dans la majeure partie des situations, et dans le cas qui nous concerne, l’étude et le choix des plantes se fera à partir du plan initial, c'est-à-dire « Le Plan d’Aménagement, ou encore le Projet »

C’est le plan qui représente le jardin fini, avec ses Espaces pelouses, ses dallages, ses zones de plantations et tous les éléments de la décoration.

La première chose à faire est de scinder au maximum des zones dans les Espaces de Plantation.

Ces zones seront couramment appelées « Massif ». Cela permettra alors de mieux localiser les plantes, sans avoir vraiment recours au Plan de Plantation.

Vu que l’on dispose de l’échelle du plan, il faudra alors calculer approximativement la surface de chacun de ces massifs, afin de déterminer le nombre exact des plantes à prévoir.

Ce qui donnera ce qui suit pour le jardin qui nous concerne.

 

 

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La plantation, et donc le nombre des plantes sera choisi en fonction d’un impératif ; c'est-à-dire qu’au bout de maximum trois années, tous les massifs soient remplis.

C’est pour cette raison, que pour chaque plante une surface occupée au sol « Standard » sera utilisée.

Quelques exemples :

On considère qu’un corylus (Noisetier) occupera 2m² au sol lorsqu’il se sera développé, un Hibiscus 1m², 9 rosiers remplirons 1m², 9 plantes couvre sol au m², 1.50 m² pour le Forsythia, une azalée, 0.5 m², etc,…….

Je sais que certains diront que le Noisetier remplira bien 4 à 5 m² à lui tout seul au bout de plusieurs années, qu’un vieux rosier buisson couvrira bien 1 m² aussi, mais le but n’est pas de mettre quelques plantes et d’attendre 10 ans pour que le jardin soit couvert. De plus, en considérant ces « Standard », le jardin disposera d’une plus grande variété d’arbustes et donc sera plus riche en floraison ou autres éléments de décoration.

Autre exemple, nous avons un massif de plus ou moins 9 m² à remplir.

Liste des plantes : 1 Pyracantha ‘Orange glow’ (1.5m²)--- 1 Hibiscus Syriacus rouge (1m²)----1 Cotynus coggygria ‘Royal purple’ (1m²)----5 spiraea bumalda ‘Anthony Waterer’ (1.5m²)----1 cytisus praecox ‘All gold’ (1m²)-----18 Rosiers ‘milroses’ (2m²) --- 9 Lavendes (1m²). Ce qui nous fait donc 9m²

13:34 Écrit par plantomaniac dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/07/2006

LA CONQUÊTE DE L'OUEST PAR LES PLANTES

LA CONQUÊTE DE L’OUEST PAR LES PLANTES

 

Tout le monde connaîtra probablement ce grand titre de film relatant l'exploit des premiers immigrés ayant posé les bases de la civilisation Américaine que nous connaissons aujourd'hui.
Les plantes aussi ont leurs pionniers, et comme chez les hommes, ce sont eux qui permettront un jour l'installation des plus belles forêts.
Au début des Temps, la base du monde végétal était représentée par les algues, la mer était peuplée d'algues unicellulaires.

 

 

Petit à petit, ces algues se sont réunies pour donner naissance à des algues plus évoluées que nous connaissons aujourd'hui.
Les premiers grands pionniers à se lancer à la conquête de la terre furent les mousses.
S'il y avait donc un prix à décerner au premier pionnier, tout règne confondu ( Homme, Animal et Végétal ), la grande gagnante serait une mousse.
Lorsque je me ballade dans une belle forêt qui purifie bien l'air dans lequel je respire, je ne peux m'empêcher de penser à toutes ces espèces pionnières qui ont rendu cela possible.

 

 

Qui n'a jamais remarqué près de chez lui l'évolution d'un terrain laissé des années à l'abandon?
Les premiers pionniers sont souvent les mousses dans les zones les plus humides et ombragées.
Ensuite, viennent les herbacées, les pissenlits, les chiendents, les orties, les ronces, les chardons, pour n'en citer que quelques unes. Ces plantes sont parmis les plus robustes, elles s'accommoderont de la plupart des sols, et résisteront aux pires conditions climatiques, comme l'ont fait nos ancêtres.
A ces espèces herbacées, se mêleront petit à petit des espèces ligneuses tels le Bouleau,  le Frêne, l'Erable, le Chêne, le Sureau.
Au cours des saisons et des années, elles serviront à fabriquer l'humus nécessaire à l'arrivée d'autres espèces plus fragiles et plus exigeantes.
La Faune et les Insectes feront aussi leur apparition, attirés par cet écosystème naissant.
Avec le temps, certains de ces pionniers disparaîtront en ayant rempli leur rôle de précurseurs.
La plus belle des forêts sera donc le résultat du sacrifice de centaines d'espèces sans lesquelles, elle n'aurait probablement jamais existé.
 
En conclusion, nous les Hommes, nous pourrions retenir certaines petites leçons que nous donnent les plantes à travers cet épisode de leur vie.

Ø     Peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez, ne désespérez jamais, la Vie trouve toujours son chemin. Il suffit pour cela de voir avec quelle force une forêt reprend vie après avoir été ravagée par le feu.

Ø     On ne doit jamais oublier nos Ancêtres, c'est grâce à eux que nous existons aujourd’hui.

Ø     Toute vie vaut la peine d'être vécue, nous avons tous un rôle, même s'il ne nous apparaît pas comme évident.

Ø    Enfin, le sacrifice d'une vie vaut la peine, s'il permet à des milliers d'autres de trouver l'équilibre vital.

23:46 Écrit par plantomaniac dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |